Institut de Politiques Publiques

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L'IPP est une structure de production et de transmission de connaissances susceptibles de nourrir le débat sur les Politiques Publiques de l'Etat.

09/07/2026
09/07/2026

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Photos from Institut de Politiques Publiques's post 11/02/2026

Au Congrès américain, Son Excellence Henry Wooster avance des chiffres!

Environ 6 000 policiers face à 12 000 membres de gangs armés. C’est le discours de Son Excellence Mr Henry Wooster au Congrès Américain. Il a les chiffres de la police et tenez vous bien, des gangs aussi. Le pays se lit désormais en ratios. On ne parle plus d’un projet collectif, mais d’un équilibre sécuritaire minimal. L’économie devient un outil de pacification, les élections un mécanisme d’encadrement, l’État un objet de gestion.

Le plus frappant reste l’absence du peuple haïtien comme sujet politique. Haïti continue d’exister, mais à la troisième personne ( Casseus 2026).

Et une question plus profonde surgit : à quel moment un pays cesse-t-il de parler pour lui-même sans même s’en rendre compte ?

Combien de citoyens avons-nous exactement ? Le pays ne le sait pas.

Combien d’hôpitaux fonctionnels sur l’ensemble du territoire ? Nous ne disposons pas d’un chiffre consolidé.

Combien de professeurs, combien d’écoles réellement opérationnelles ? Les données sont fragmentaires, incertaines, parfois inexistantes.

Nous naviguons dans l’approximation pendant que le Blanc dispose de bases de données précises sur nous.

Or, un pays se dirige avec des données. On planifie avec des chiffres. On sécurise avec des statistiques. On investit avec des indicateurs.

Si nous ne produisons pas nos propres données, d’autres les produisent pour nous et décident en conséquence. N’est ce pas ?

La souveraineté ne se perd pas seulement par les armes. Elle se perd aussi par l’ignorance de soi.

Yves Lafortune, PH.D Candidate, MPA, Av

Photos from Institut de Politiques Publiques's post 10/02/2026

La vérité qu’il faut dire au pays!

Il arrive des moments dans la vie d’une nation où la complaisance devient une faute morale. Où l’on ne peut plus se réfugier derrière les slogans, les émotions ou les postures. Cette semaine, deux voix ont choisi la rigueur plutôt que la facilité : Enomie Germain et le Dr Thomas Lalime. Deux économistes, deux générations peut-être, mais une même exigence : dire la vérité au pays.

Bientôt Diplômé d’une deuxième maîtrise en économie à Cornell University, Enomie Germain s’est imposé ces derniers mois à travers sa rubrique Econo Plus. Son analyse récente s’est concentrée sur la catastrophe économique actuelle, notamment sous la gouvernance du Conseil Présidentiel de Transition. Inflation persistante, désordre budgétaire, dérive monétaire, absence de cap stratégique : le constat est sévère, mais documenté. Il ne s’agit pas d’opinion, mais de données.

De son côté, Dr Thomas Lalime adopte une perspective plus large. Son dernier article ne s’arrête pas à la conjoncture. Il remonte aux années 1970 pour montrer que la crise actuelle n’est pas un accident isolé, mais l’aboutissement d’une trajectoire longue. En quarante ans, de 1986 à 2026, le taux moyen de croissance économique d’Haïti n’a été que de 0,45 %. Dans le même temps, la population est passée d’environ 6 millions à près de 12 millions d’habitants. Le résultat est implacable : un appauvrissement relatif continu et une chute du PIB par habitant.

Ce double diagnostic conjoncturel chez l’un, structurel chez l’autre, dessine une image cohérente : l’économie haïtienne n’a jamais réussi à installer une dynamique de croissance durable. Les rares périodes positives ont été fragiles, vite annihilées par les crises politiques, l’instabilité institutionnelle ou les chocs externes.

Le plus troublant n’est peut-être pas le diagnostic lui-même. Il est désormais public. Les chiffres circulent. Les graphiques sont accessibles. Le véritable problème réside ailleurs : dans la réception politique de cette parole scientifique. Jusqu’au tout dernier choix des décideurs, il ne semble pas se dessiner de véritable option de raison. Les décisions continuent de s’inscrire dans l’urgence, l’improvisation ou le calcul à court terme.

Or, la parole scientifique n’est pas un luxe académique. Elle est un acte citoyen. Enomie Germain, à travers Econo Plus, et Thomas Lalime, depuis plus d’une décennie, occupent cet espace public avec constance. Ils rappellent que gouverner sans diagnostic sérieux, c’est administrer l’aveuglement.

La vérité qu’il faut dire au pays est peut-être celle-ci : Haïti ne manque pas d’analyses. Elle manque de traduction politique de ces analyses. Un pays peut survivre à des erreurs. Il survit plus difficilement à l’indifférence face au savoir.

Le diagnostic est posé.
La question demeure : qui est prêt à en tirer les conséquences ?

08/06/2024

L’invitation est lancée. Le message est simple: Vous êtes toutes et tous attendu.e.s. le samedi 6 juillet prochain( 17h) à la Maison D’Haïti à la vente signature de mon prochain recueil de poèmes intitulé « Maux et silences éphémères », paru chez les Éditions Trouillot. Merci de pouvoir compter sur vous et merci à nos différents partenaires dont le soutien est jusqu’ici sans faille. À bientôt !

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